Moins ouf, plus cocasse

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# Posté le samedi 02 février 2008 16:33

J'crois que j'suis tombé amoureux...

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# Posté le samedi 02 février 2008 16:31

Ton injure sera mon nom.

Ton injure sera mon nom.
Trop, c'est trop. Ici et là, transpirent les bonnes paroles, vomis des biens pensants.

Ne me dis pas ce que je dois faire.
Ne me dis pas ce que vous feriez à ma place.
Ne me dis pas ce que je pense.
Ne me dis pas comment je devrais penser.
Ne me dis pas comment je penserai.
Ne me dis pas ce que je ressens.
Ne me dis pas ce que je ressentirai.
Ne me dis pas l'idoine, ne me dis pas de suivre le chemin.

Parceque je ne veux pas suivre ce chemin.
Laisse moi chercher mon chemin.

Déverse ta nausée sur un autre, ou mieux, concentre toi sur ta route.

«Entrez par la porte étroite. Large est la porte et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et nombreux ceux qui s'y engagent ; combien étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la vie, et peu nombreux ceux qui le trouvent. » St Matthieu (VII, 13-14)
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# Posté le dimanche 27 janvier 2008 04:55

Modifié le dimanche 27 janvier 2008 05:12

Pitié pour les femmes. H de MONTHERLANT

Pitié pour les femmes. H de MONTHERLANT
Combien d'hommes pourraient produire analogue témoignage?
Faites en sortes de ne pas pouvoir.

J'ai passsé quarante ans à faire des choses qui me coûtaient, et à les faire sans y être forcé. Jeune homme, j'ai pâli sur des codes, avec une très mauvaise mémoire, alors que tout le monde, ma famille et moi, savait que je ne serais avocat que pour la frime, un ou deux ans. Je me suis marié sans amour, sans vue intéressée, et sans goût pour le mariage. J'ai eu des enfants parceque ma femme en voulait: je puis bien vous le dire, Solange [sa fille] n'a pas été la bienvenue. J'ai eu un appartement à Paris, alors que j'aimais la nature et la solitude, mais il "le fallait". J'ai continué d'aller aux eaux, longtemps après avoir vérifié, année sur année, qu'elles n'avaient sur moi aucun effet. J'ai fait tout cela sans raison, simplement parce qu'on faisait ainsi autour de moi, ou parce qu'on me disait que je devais le faire. Et maintenant je vais mourir, sans savoir pourquoi j'ai mené une vie qui me déplaisait, alors que, à un moment donné, rien ne m'empêchait de m'organiser une vie qui me plût. Est ce que cela n'est pas singulier?

- Pas du tout. L'homme se laisse embriguader: c'est la règle. L'homme vit au hasard: c'est la règle.

# Posté le samedi 19 janvier 2008 20:22

Ce que nous appelons mauvaiseconscience est en fait la bonneconscience : c'est la vertu qui se dresse en nous pour nous accuser. Théodor Fontane

Ce que nous appelons mauvaiseconscience est en fait la bonneconscience : c'est la vertu qui se dresse en nous pour nous accuser. Théodor Fontane
Il y a très longtemps, maître Fuji
dirigeait le monastère de Huan dans la
province de Feng-Liu, au milieu de
nombreux disciples. Ils avaient
l'habitude de vivre des donations et de
l'obole des riches citadins. Mais le
temple était ruiné et les élèves
implorèrent leur maître de trouver une
solution.

- On ne peut plus passer notre temps
à méditer et étudier. Il faut passer à
l'action, dit-il.

- Mais aucun d'entre nous n'a jamais
travaillé, firent remarquer les élèves.

- C'est pourquoi j'ai pensé à une
solution plus simple et surtout plus
rapide, révéla maître Fuji.

Tous les moines firent cercle autour
de lui pour entendre ce qu'il avait à
leur dire.

- Chacun d'entre vous va se rendre en
ville et y voler tous les biens qui
pourront être revendus. De cette
manière, nous arriverons à nos fins et
les murs du temple seront reconstruits
en un rien de temps.

Les étudiants n'en croyaient pas
leurs oreilles, mais comme ils
révéraient leur maître, ils ne firent
aucune observation.

Fuji ajouta, sur un ton plus
sévère :

- Le monastère a une excellente
réputation. Je tiens à ce qu'il la
conserve. Aussi, faites bien attention
à voler sans vous faire prendre. Un
acte illégal et immoral doit être
commis sans que personne ne vous voie.
Surtout, ne vous faites pas prendre.

Quand les moines furent entre eux,
ils se mirent à discuter :

- C'est très mal de voler, disaient
les uns

- oui, mais si le maître nous
l'ordonne, c'est différent,
prétextaient les autres... Voler pour
refaire les murs du temple, c'est agir
pour la bonne cause.

Ainsi, tous s'accordèrent sur le fait
que le maître savait ce qu'il faisait
et qu'il devait avoir de bonnes raisons
pour les encourager à commettre un acte
illégal et immoral.

Avant de descendre en ville pour
dérober tout ce qu'ils y trouveraient,
ils se firent la promesse qu'aucun
d'entre eux ne seraient pris.

Tous les étudiants revinrent de la
ville avec leur butin, sauf un. Maître
Fuji s'approcha de lui et lui demanda :

- Toi. Pourquoi reviens-tu bredouille
?

Le moinillon répondit :

- Je n'ai pas pu suivre vos
instructions, maître. Chaque fois que
je m'apprêtais à voler, des yeux me
suivaient. Partout où j'allais, j'étais
épié. Je me voyais moi-même sur le
point de commettre un acte illégal et
immoral.


Alors maître Fuji ouvrit les bras
pour accueillir l'étudiant :

- Toi seulement a réussi à passer
avec succès l'épreuve que je vous ai
fait endurer.

Des années après, ce petit moine
devint un grand maître et remplaça Fuji
à la direction du monastère.


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# Posté le samedi 19 janvier 2008 19:42