Pour toi, pour lui.

Pour toi, pour lui.
L'oeil ne se rassasie pas de voir, et l'oreille ne se lasse pas d'entendre.
Tels étaient les mots de l'Ecclésiaste.

Sourire aux lèvres, poids aux paupières, rares sont les matinées où je suis épargné par ces doux symptômes.
Symptômes d'un optimisme alourdi de doutes.

Et si, en ces aubes, mères du renouveau, mes yeux ne croisent pas la silhouette de mon aimée, je me heurte inéluctablement à d'amères réflexions. Soubresauts face aux blessures du monde et à l'instabilité des heureux acquis.

La cohérance du tout m'échappe. L'omnipotence de l'absurde m'intrigue. Et je me perds dans l'infini du cercle d'écoeurants constats balancés d'espoirs raisonnablement échafaudés. Que penser. Que désirer.

Se lever, certainement. Vouloir pour soi et pour les autres le meilleur. Croire qu'autrui est l'onguent de tous nos maux et tenter de se repaître, sans cesse, de l'élégance des âmes qui nous entourent, qui nous égaient.
S'ouvrir au monde, s'ouvrir à soi, et savoir qu'à esprit curieux, tout sourit.

Et, tel l'Ecclésiaste ne jamais se languir.

Tenter de corriger ce monde continuellement instable, qui renaît des déséquilibres et des chutes. Séléction pour certains, fatalité pour d'autres, tracas pour tous. Agité par la houle de la Fortune, nous ne pouvons guère espérer plus que savourer ce qui nous a été légué, ce dont nous jouissons présentement, et d'avoir une foi en demain.

Mais alors, que faire?

Nous sommes tous différents et je ne sais pas à quoi ressemble vos journées. Je ne sais pas si vous entendez toujours les murmures des oiseaux ou le cri du vent. Je ne sais pas si vous préferez jouir d'une chaleur ou la dégager.
Mais je ne peux croire que vous puissiez ignorer la douleur de ce qui vous entoure.
Je ne peux croire que vous vous accomodez des plaintes etouffées de ces malheureux.

Alors, chaque matin, lève toi et marche vers eux, pour eux, pour toi.
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# Posté le samedi 19 janvier 2008 19:38

Modifié le dimanche 14 juin 2009 17:37

wot really matters

wot really matters
Un homme de grande spiritualité, un sannyasin,approchait la périphérie d'un Village en Inde...
Il s'installa pour la nuit sous un arbre, quand soudain un villageois courant vers lui, cria

"La pierre ! la pierre ! Donnez-moi la pierre précieuse ! "

"Quelle pierre ?" demanda le sannyasin.

"La nuit dernière, le Seigneur Shiva m'est apparu en rêve, dit le villageois, et me dit que si j'allais à la périphérie du village à la tombée de la nuit,je trouverais un sannyasin qui me donnerait une pierre précieuse qui me rendrait riche pour le restant de ma vie..."

Le Sannyasin fouilla dans son sac et en sortit une pierre :
"Il voulait probablement dire celle-ci, dit-il, en tendant la pierre au villageois : je l'ai trouvée dans un sentier de la forêt, il y a quelques jours.
Tenez, Je vous la donne..." dit le Sannyasin, en toute simplicité.

Le villageois regarda la pierre Précieuse avec émerveillement : c'était probablement le plus gros diamant du monde...
Il prit le Diamant, et s'éloigna rapidement.

Toute la nuit, il se retourna dans son lit, incapable de dormir. Le lendemain, dès l'aube, il éveilla le Sannyasin et lui demanda :
"Donnez-moi la Richesse Intérieure qui vous permet de donner ce Diamant avec autant d'aisance..."

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"N'oublie pas de te demander à toute occasion s'il ne s'agit
pas de quelque chose d'inutile."
Le Livre tibétain des morts

"La vie est courte, le temps Fugace. Réalise ton être. La pureté du coeur est la porte qui mène à Dieu. Aspire. Renonce. Médite. Sois bon ; fais le bien. Sois généreux ; sois compatissant. Cherche ; connais-toi toi-même."
Sivananda
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# Posté le jeudi 15 novembre 2007 15:49

Ankou, Camarde, Shinigami...Impressive?

Ankou, Camarde, Shinigami...Impressive?
HAMLET. - Etre, ou ne pas être, c'est là la question. Y a-t-il plus de
noblesse d'âme à subir la fronde et les flèches de la fortune
outrageante, ou bien à s'armer contre une mer de douleurs et à l'arrêter
par une révolte ?. Mourir... dormir, rien de plus ;... et dire que par ce
sommeil nous mettons fin aux maux du coeur et aux mille tortures
naturelles qui sont le legs de la chair : c'est là un dénouement qu'on doit
souhaiter avec ferveur. Mourir... dormir, dormir ! peut-être rêver ! Oui, là
est l'embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la
mort, quand nous sommes débarrassés de l'étreinte de cette vie ?. Voilà
qui doit nous arrêter. C'est cette réflexion-là qui nous vaut la calamité
d'une si longue existence. Qui, en effet, voudrait supporter les
flagellations, et les dédains du monde, l'injure de l'oppresseur,
l'humiliation de la pauvreté, les angoisses de l'amour méprisé, les
lenteurs de la loi, l'insolence du pouvoir, et les rebuffades que le mérite
résigné reçoit d'hommes indignes, s'il pouvait en être quitte avec un
simple poinçon ?. Qui voudrait porter ces fardeaux, grogner et suer sous
une vie accablante, si la crainte de quelque chose après la mort, de cette
région inexplorée, d'où nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté,
et ne nous faisait supporter les maux que nous avons par peur de nous
lancer dans ceux que nous ne connaissons pas ?. Ainsi la conscience fait
de nous tous des lâches ; ainsi les couleurs natives de la résolution
blêmissent sous les pâles reflets de la pensée ; ainsi les entreprises les
plus énergiques et les plus importantes se détournent de leur cours, à
cette idée, et perdent le nom d'action...

Shakespeare, Hamlet, Acte III scène 1, Le monologue d'Hamlet

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 09:19

Julio Cortazar - Introduction pour monter un escalier

Julio Cortazar - Introduction pour monter un escalier
Tout le monde a certainement remarqué déjà que le sol parfois se plie de telle façon qu'une partie monte à angle droit avec le plan du parquet et que la partie suivante redevient parallèle à ce premier plan, cela pour donner naissance à une nouvelle perpendiculaire, opération qui se répète en spirale ou en ligne brisée jusqu'à des hauteurs extrêmement variables. En se penchant et en posant la main gauche sur une des parties verticales et la droite sur la partie horizontale correspondante, on est en possession momentanée d'une marche, ou degré. Chacune de ces marches, formée comme on le voit de deux éléments, se situe un peu plus haut et un peu plus avant que la précédente, principe qui donne un sens à l'escalier, vu que toute autre combinaison produirait des formes peut-être plus belles ou plus pittoresques mais incapables de vous transporter d'un rez-de-chaussée à un premier étage.
Les escaliers se montent de face car en marche arrière ou latérale ce n'est pas particulièrement commode. L'attitude la plus naturelle à adopter est la station debout, bras ballants, tête droite mais pas trop cependant afin que les yeux puissent voir la marche à gravir, la respiration lente et régulière. Pour ce qui est de l'ascension proprement dite, on commence par lever cette partie du corps située en bas à droite et généralement enveloppée de cuir ou de daim et qui, sauf exception, tient exactement sur la marche. Une fois ladite partie, que nous appellerons pied pour abréger, posée sur le degré, on lève la partie correspondante gauche (appelée aussi pied mais qu'il ne faut pas confondre avec le pied mentionné plus haut) et après l'avoir amenée à la hauteur du premier pied, on la hisse encore un peu pour la poser sur la deuxième marche où le pied pourra enfin se reposer, tandis que sur la première le pied repose déjà. (Les premières marches sont toujours les plus difficiles, jusqu'à ce qu'on ait acquis la coordination nécessaire. La coïncidence des noms entre le pied et le pied rend l'explication difficile. Faites spécialement attention à ne pas lever en même temps le pied et le pied.)
Parvenu de cette façon à la deuxième marche, il suffit de répéter alternativement ces deux mouvements jusqu'au bout de l'escalier. On en sort facilement, avec un léger coup de talon pour bien fixer la marche à sa place et l'empêcher de bouger jusqu'à ce que l'on redescende.

# Posté le lundi 22 octobre 2007 13:23

Life is ...

Life is ...
Nous évoluons dans un monde évolutif.
Si clinquant qu'il puisse être, ce constat glose chacune de nos vies.
Nous vivons dans un monde qui nous échappe, à moi, simple spectateur de la machinerie burlesque, comme à ceux qui se flatte d'en être. Les repères s'égarent et les individus se cherchent, si nous pouvions fixer des convergences de but, nous ne le pouvons plus réellement. Et si nous nous targuons de connaître quelques places peu ou prou enviables dans l'absolues, pouvons-nous, en toute honnêteté garantir leur excellence ? De la Rock-Star, à la présidence, de l'avocat au chirurgien plastique, tous sont guettés par les pires des maux : toxicomanie, indifférence, stress, chantage, injures étiques, indolence et dans la plupart des cas décadence voire déchéance par l'argent.

Pourtant à la propriété, Thomas Jefferson remplaça au droit de propriété Lockien la recherche du bonheur. La déclaration d'indépendance américaine du 4 juillet 1776 stipule ainsi :
« Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur »

Nous sommes nés, et postulerons le bon fonctionnement de nos droits régaliens. Nous sommes donc vivant et libre (enfin, relativement, j'en conviens). Il ne nous reste donc qu'à nous concentrer sur notre pursuing happiness.

Quelles sont les valeurs sûres ?
La famille. Les seuls fortunés acquiesceront.
Les amis, alors ?

Mais qui sont-ils ?
Ce sont ceux qui vous entourent, vous rassurent, vous permettent de vous sentir mieux, bref ceux sûr qui vous pouvez compter PAR CHOIX.
Un ami n'est donc ni hérité (ni échangé :p), ni issu de l'habitude et en aucun cas un pis-aller.
Il est celui qui vous dynamise ou vous freine, vous ressemble ou diffère, vous complète et évolue à vos côtés.

Souvent, nous croyons en trouver et nous nous leurrons, mais pis, parfois nous en trouvons et les perdons.

Je ne comprends pas toujours comment la vie se mue. Je constate simplement que les choses changent, que mon c½ur parfois larmoie en silence.
Deux choses sont néanmoins certaines.
Nous sommes en mesure, chacun, de nous adapter à ce monde évolutif. Qui est plus à même de nous connaître, de nous estimer, d'être heureux, sinon ...
De plus, l'âme se souvient toujours et sourie à ceux qu'elle sait gracieux. Rien n'est jamais fini ; depuis l'Aube, coule la richesse de l'inépuisable, placide et magnifique.


J'aimerais conclure sur un sourire intime en vous livrant cette citation... « bouleversante » :
We are not enemies, but friends. We must not be enemies. Though passion may have strained, it must not break our bonds of affection. The mystic chords of memory will swell when again touched, as surely they will be, by the better angels of our nature.

# Posté le samedi 29 septembre 2007 12:28