L'oeil ne se rassasie pas de voir, et l'oreille ne se lasse pas d'entendre.
Tels étaient les mots de l'Ecclésiaste.
Sourire aux lèvres, poids aux paupières, rares sont les matinées où je suis épargné par ces doux symptômes.
Symptômes d'un optimisme alourdi de doutes.
Et si, en ces aubes, mères du renouveau, mes yeux ne croisent pas la silhouette de mon aimée, je me heurte inéluctablement à d'amères réflexions. Soubresauts face aux blessures du monde et à l'instabilité des heureux acquis.
La cohérance du tout m'échappe. L'omnipotence de l'absurde m'intrigue. Et je me perds dans l'infini du cercle d'écoeurants constats balancés d'espoirs raisonnablement échafaudés. Que penser. Que désirer.
Se lever, certainement. Vouloir pour soi et pour les autres le meilleur. Croire qu'autrui est l'onguent de tous nos maux et tenter de se repaître, sans cesse, de l'élégance des âmes qui nous entourent, qui nous égaient.
S'ouvrir au monde, s'ouvrir à soi, et savoir qu'à esprit curieux, tout sourit.
Et, tel l'Ecclésiaste ne jamais se languir.
Tenter de corriger ce monde continuellement instable, qui renaît des déséquilibres et des chutes. Séléction pour certains, fatalité pour d'autres, tracas pour tous. Agité par la houle de la Fortune, nous ne pouvons guère espérer plus que savourer ce qui nous a été légué, ce dont nous jouissons présentement, et d'avoir une foi en demain.
Mais alors, que faire?
Nous sommes tous différents et je ne sais pas à quoi ressemble vos journées. Je ne sais pas si vous entendez toujours les murmures des oiseaux ou le cri du vent. Je ne sais pas si vous préferez jouir d'une chaleur ou la dégager.
Mais je ne peux croire que vous puissiez ignorer la douleur de ce qui vous entoure.
Je ne peux croire que vous vous accomodez des plaintes etouffées de ces malheureux.
Alors, chaque matin, lève toi et marche vers eux, pour eux, pour toi.
Tels étaient les mots de l'Ecclésiaste.
Sourire aux lèvres, poids aux paupières, rares sont les matinées où je suis épargné par ces doux symptômes.
Symptômes d'un optimisme alourdi de doutes.
Et si, en ces aubes, mères du renouveau, mes yeux ne croisent pas la silhouette de mon aimée, je me heurte inéluctablement à d'amères réflexions. Soubresauts face aux blessures du monde et à l'instabilité des heureux acquis.
La cohérance du tout m'échappe. L'omnipotence de l'absurde m'intrigue. Et je me perds dans l'infini du cercle d'écoeurants constats balancés d'espoirs raisonnablement échafaudés. Que penser. Que désirer.
Se lever, certainement. Vouloir pour soi et pour les autres le meilleur. Croire qu'autrui est l'onguent de tous nos maux et tenter de se repaître, sans cesse, de l'élégance des âmes qui nous entourent, qui nous égaient.
S'ouvrir au monde, s'ouvrir à soi, et savoir qu'à esprit curieux, tout sourit.
Et, tel l'Ecclésiaste ne jamais se languir.
Tenter de corriger ce monde continuellement instable, qui renaît des déséquilibres et des chutes. Séléction pour certains, fatalité pour d'autres, tracas pour tous. Agité par la houle de la Fortune, nous ne pouvons guère espérer plus que savourer ce qui nous a été légué, ce dont nous jouissons présentement, et d'avoir une foi en demain.
Mais alors, que faire?
Nous sommes tous différents et je ne sais pas à quoi ressemble vos journées. Je ne sais pas si vous entendez toujours les murmures des oiseaux ou le cri du vent. Je ne sais pas si vous préferez jouir d'une chaleur ou la dégager.
Mais je ne peux croire que vous puissiez ignorer la douleur de ce qui vous entoure.
Je ne peux croire que vous vous accomodez des plaintes etouffées de ces malheureux.
Alors, chaque matin, lève toi et marche vers eux, pour eux, pour toi.


