De l'infamie de l'hypocrisie.

De l’infamie de l’hypocrisie.
Une énorme gifle. Et cette sinistre empreinte m'agaça au plus haut point.

Connaissez-vous la dernière boutade ? On l'appelle en nos contrées « liberté d'expression ».
Si seulement nous étions dans un régime autoritaire, je pourrais espérer une révolte...
En d'autres lieux, en d'autres époques, je pourrais prêcher à grand coup de « Camarades ».

Dans des lieux où l'information est devenue un bien stratégique, contrôlé par le pouvoir effectif, nous pouvons nous demander réellement, honnêtement et au plus profond de notre être :
Sommes nous libre de parler ?

Car cette vengeance mesquine, outrageuse et illégitime, me laisse un goût amer.
Revêche, par la fausseté du symbole Français, prétendu héraut de la liberté ; âpre par le commun soutien de mes pairs à ce système putréfié.
Quand le témoignage s'apparente à la trahison, quand liberté ne se résume qu'à droit d'applaudir, mon c½ur se serre. La résurrection existerait-elle donc ? L'URSS aurait-elle rencontré Dizangwang ?

Comment trouves-tu cet objet ?
Il est fait d'un plastique tendre qui le rend peut solide.
Et cette perfidie sera sanctionnée par son géniteur, outré de cette « diffamation » pourtant vérace.

Et le géniteur, martyr de l'affaire, sera secouru par les allumettes secourables de notre Sainte Justice et de notre belle doxa. Allumons un grand feu de joie et carbonisons ce lecteur (et écrivains paradoxalement) abject.
Il m'a été dit que l'on peut tout dire, dès lors que l'objet concerné ne soit pas calomnié.
Et si vous traduisez, vous comprenez que vous pouvez parler de tout, jusqu'à ce qu'un seul des éléments mentionnés se sente mésestimé.
Et bien, belle invention que l'information qui circule si, et seulement si, elle plaît.

Et si je dis que le gouvernement de Pétain est scandaleux par ses us, je serais châtié dans la mesure où les représentants de cette belle institution se sentiront offensés.
Et si je dis que l'usine était improductive par son organisation ou son personnel, disons son directeur, je serais châtié, dans la mesure où celui-ci se sentira offensé.


# Posté le samedi 15 septembre 2007 09:48

Modifié le samedi 15 septembre 2007 10:28

Plaisirs

Plaisirs
Comme vous l'aurez remarqué, je suis en pleine période citation.. alors voici un quatrin remarquable de Robert Burns...


Les plaisirs ressemblent à des coquelicots,
A peine saisis, déjà détruits.
A des flocons de neige tombant sur une rivière,
Eclairs blancs à jamais évanouis."


Et pourtant, nous priviligions le plaisir et ses séquelles de satiété à la gratification d'un bien-être durable.

# Posté le jeudi 23 août 2007 09:47

Quand le bonheur égoïste est le seul but de la vie, la vie est bientôt sans but (Romain Rolland)

Quand le bonheur égoïste est le seul but de la vie, la vie est bientôt sans but (Romain Rolland)
"Puisque nous avons tous un égal besoin d'être heureux, par quel privilège serais-je l'objet unique de mes efforts vers le bonheur? [...] Le corps, malgré la diversité des membres, est protégé comme un être unique: il doit en être ainsi de ce monde où les êtres divers, qu'ils soient dans la douleur ou la joie, ont en commun avec moi le désir du bonheur."
Shantideva

"Je suis un et les autres sont innombrables. Pourtant à mes yeux, je compte plus que tous les autres. Telle est l'étrange arithmétique de l'ignorance.
"

"Il est essentiel de comprendre qu'en faisant le bonheur des autres on fait le sien: lorsqu'on sème un champ de blé, le but est de récolter du grain, et on obtient en même temps, sans effort particulier, la paille et le son."


Mathieu Ricard

# Posté le mercredi 22 août 2007 10:57

Le Divertissement

Le Divertissement
Divertissement.
Quand je m'y suis mis quelquefois, à considérer les diverses agitations des hommes et les périls et les peines où ils s'exposent, dans la cour, dans la guerre, d'où naissent tant de querelles, de passions, d'entreprises hardies et souvent mauvaises, etc., j'ai découvert que tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. Un homme qui a assez de bien pour vivre, s'il savait demeurer chez soi avec plaisir, n'en sortirait pas pour aller sur la mer ou au siège d'une place. On n'achètera une charge à l'armée si cher, que parce qu'on trouverait insupportable de ne bouger de la ville ; et on ne recherche les conversations et les divertissements des jeux que parce qu'on ne peut demeurer chez soi avec plaisir.

Mais quand j'ai pensé de plus près, et qu'après avoir trouvé la cause de tous nos malheurs, j'ai voulu en découvrir la raison, j'ai trouvé qu'il y en a une bien effective, qui consiste dans le malheur naturel de notre condition faible et mortelle, et si misérable, que rien ne peut nous consoler, lorsque nous y pensons de près.

Quelque condition qu'on se figure, si l'on assemble tous les biens qui peuvent nous appartenir, la royauté est le plus beau poste du monde, et cependant qu'on s'en imagine, accompagné de toutes les satisfactions qui peuvent le toucher. S'il est sans divertissement, et qu'on le laisse considérer et faire réflexion sur ce qu'il est, cette félicité languissante ne le soutiendra point, il tombera par nécessité dans les vues qui le menacent, des révoltes qui peuvent arriver, et enfin de la mort et des maladies qui sont inévitables ; de sorte que, s'il est sans ce qu'on appelle divertissement, le voilà malheureux et plus malheureux que le moindre de ses sujets, qui joue et se divertit.
Blaise Pascal, Pensées, (éd. Brunschvicg n° 139)

# Posté le vendredi 27 juin 2008 18:56

Ignorance

Ignorance
Lorsque nous parlons d'ignorance, il ne s'agit pas du tout de stupidité. Dans un sens l'ignorance est très intelligente, mais c'est une intelligence complètement à sens unique. C'est à dire que l'on réagit uniquement à ses propres projections au lieu de voir simplement ce qui est.

Au-delà du matérialisme spirituel, Chögyam Trungpa, 1976

# Posté le mercredi 22 août 2007 10:23

Modifié le mercredi 22 août 2007 13:00